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Mon enfant présente-t-il un TDAH ?

Dernière mise à jour : 4 août 2021

Vous êtes essoufflés. Vous ne savez peut-être plus quoi faire pour aider votre enfant et vous soulager. Cela fait quelque temps que vous avez remarqué qu’il présente des difficultés à rester concentré, il a besoin de bouger tout le temps ou au contraire peut rester des heures en étant très calme, parle souvent en coupant la parole, il n’écoute pas vraiment quand vous lui parlez et vous devez lui répéter sans cesse ce qu’il doit faire.


Votre enfant présente probablement des critères du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).


Voici dans cet article quelques éléments pour vous éclairer et mieux comprendre votre enfant.



TDAH, c’est quoi ?


Peut-on le définir comme un enfant hyperactif ? Non.


Aujourd’hui on ne parle plus d’hyperactivité pour décrire un enfant avec TDAH. En effet, le problème central de ce trouble est le déficit de l’attention. Si le terme « hyperactivité » reste encore très utilisé, cela porte à confusion. Un enfant peut avoir besoin de bouger tout le temps sans s’arrêter et un autre peut à l’inverse être très calme, ne pas faire de bruits, être passif. Pourtant, dans les deux cas, ils seront diagnostiqués TDAH. Mais, tous les enfants très agités et turbulents ne seront pas atteints de TDAH.


En effet, pour parler de trouble, il faut que les comportements provoquent une véritable gêne dans le quotidien. Un enfant qui a besoin de bouger mais qui réussit ensuite à faire ce qu’on lui demande : pas de gêne. Par contre, un enfant qui fait tout pour rester attentif (bureau épuré, silence complet, etc) mais qui est tout le temps déconcentré : véritable gêne.


La gêne peut se retrouver à l’école, dans le quotidien familial ou encore au niveau social. Etre TDAH, c’est donc être en souffrance. Rien n’y fait, aucune amélioration n’est visible, aucun aménagement ne le soulage vraiment. L’ambiance de famille est au plus bas et l’enfant ne va pas bien.


Environ 5% des enfants d’âge scolaire sont atteints de ce trouble neurodéveloppemental. Les symptômes apparaissent souvent avant 12 ans et persistent pendant 6 mois et plus. Il se peut cependant qu’ils fluctuent avec plus ou moins d’inattention ou d’agitation selon les circonstances. Dans tous les cas, les symptômes doivent être observés dans au moins 2 lieux différents (ex : à la maison et à l’école).


Dans le TDAH, trois types de symptômes peuvent se manifester : l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité.


Ils peuvent être variables d’un enfant à l’autre. Parfois, un symptôme prédomine ou est absent. Par exemple, il existe des formes de TDAH sans hyperactivité où prévaut l’inattention et d’autres où l’hyperactivité et l’impulsivité sont majoritaires.

Voici des pistes d'observation :



L’inattention ou déficit d’attention


L’inattention est au cœur du trouble. C’est le symptôme général qu’on retrouve chez tous les enfants (et adultes TDAH). C’est une difficulté qui persiste tout au long du développement d’un individu.


Les enfants auront du mal à rester concentré sur une tâche donnée et une fois commencé ils auront beaucoup de mal à la terminer. Ils seront, de plus, très distraits par n’importe quel stimulus. Par exemple lorsque vous jouez avec votre enfant, vous pouvez voir qu’il passe rapidement d’une activité à une autre sans jamais vraiment faire preuve de persévérance dans l’une d’elles.


Avec un TDAH, les enfants auront beaucoup de mal à garder une routine (par exemple, la routine d’avant dodo : mettre son pyjama, se laver les dents, faire pipi, se coucher). Il n’automatise pas ces comportements. Vous êtes alors sans cesse obligé de lui répéter : « Va te laver les dents ! » « Mets-toi en pyjama » « Va faire pipi » « Et tu t’es lavé les dents ? »…


Quand il était tout petit, vous vous êtes même demandé s’il n’était pas sourd. Votre enfant n’écoute pas vraiment quand vous lui parlez et il oublie ou perd souvent des choses. Par exemple, il n’a pas noté ses devoirs, il a perdu ses clefs, sa trousse, il a oublié ses cahiers…


Votre enfant peut aussi éviter les tâches répétitives ou ennuyeuses (comme les devoirs ou les tâches ménagères) et vous éprouvez de grandes difficultés à initier l’effort : il faut plus de temps pour les mettre à ses devoirs que le temps qu’il passe à les faire…


En grandissant, cela se transforme en procrastination. Vous me direz que tout le monde le fait ! En effet, mais chez les TDAH la procrastination se fait jusqu’à ce que ce soit trop tard. Par exemple, si vous devez remplir votre feuille d’imposition sans être TDAH, vous procrastinez jusqu’à 23H puis vous vous y mettez. Les TDAH procrastineront jusqu’à payer des frais supplémentaires de retard.


 

On dit de votre enfant qu’: "Il n’écoute jamais", "Il est vite distrait", "Il est dans ses rêves", "Il est dans la lune", "Il est incapable de se concentrer".

 

Une forte impulsivité


Chez les enfants, cette impulsivité est plutôt motrice et cognitive. Par exemple, dès que quelque chose leur plait, ils vont l’arracher des mains d’un autre, s’ils connaissent la réponse ils vont répondre spontanément sans lever le doigt, sur les 5 consignes ils vont peut-être en lire 2 et faire la même chose aux autres exercices même si ce n’est pas ce qui est demandé. C’est en classe où cela posera le plus de problème et le plus gênant.


L’enfant répond donc trop vite aux sollicitations et agit avant de réfléchir aux consignes et aux conséquences de ses actes. Il coupe souvent la parole et ne sait pas attendre. Il intervient donc tout le temps sans faire attention aux autres autours.


Quand l’impulsivité motrice et cognitive peuvent s’apaiser, d’autres formes d’impulsivité peuvent persister telle que l’impulsivité émotionnelle, appelée aussi dysrégulation émotionnelle. Celle-ci se traduit par une émotion qui se transforme en excitation et/ou énervement. Les enfants TDAH n’arrivent pas à gérer leurs émotions et n’arrivent donc pas à « redescendre ». Ils accumulent ainsi durant toute la journée et cela fini par exploser, qu’importe la situation.


 

Souvent, on décrit votre enfant comme "colérique", " capricieux" et "égocentrique". On dit de l'enfant : "Il coupe la parole", "Il ne pense qu’à lui", « Il fait des crises de colère »